Arno Bitschy

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Monteur de formation, c’est en 1998 qu’Arno découvre le cinéma documentaire Un cinéma exigeant et un champ des possibles infini.
Cet électrochoc l’emmènera en Bosnie filmer un festival d’utopiste français. Puis il réalise son premier documentaire, « Marie-France » (2007), le portrait d’une femme tatouée, qui exorcise ses démons et les souffrances de son passé par le tatouage
En 2010 il participe à l’atelier documentaire de la Femis. S’ensuit « Coqueleux », un film sur les combats de coq, portait sombre et complexe de l’âme humaine.
Puis c’est la rencontre avec le label de musique Jarring Effects. S’en suivent « Mother city blues » (2013), le portrait d’une ville, Cape-Town en Afrique du Sud, ou le regard de trois rappeurs sur une utopie arc en ciel qui s’éteint en même temps que son fondateur Nelson Mandela. Puis ce projet mutera en série pour aboutir à Detroit, autre capitale de la musique. « Resilience » (2015), ou le portrait musical d’une ville en état de choc, du combat de ses habitants pour leurs droits et d’un rêve américain en fin de course.
Un retour à Detroit lui permettra de filmer le complément de « Resilience », sous forme de biopic, le portrait d’une âme perdue, isolée, « Jazz » (2017).
Au fil de ses expériences, Arno affute une caméra sans concession, avec l’envie de capter l’humain dans sa complexité et ses facettes les plus étranges.
